Et bah il m'est passé sous le nez (ou plutôt, j'ai la chance d'avoir une des 7 salle qui le projette actuellement a 10 minutes de chez moi !).
Hier soir donc, après les cours, je me suis rendu seul (le coréen sous titré, ca attire pas grand monde, étonnant !)dans le petit cinéma d'art et d'essai a coté du gros cinéma ugc, dans leur plus petite salle, [strike]sur leurs plus petit siège[/strike] pour pouvoir enfin voir le dernier Park ChanWook...
Park ChanWook, j'adore, c'est le magnifique JSA sur la frontière entre les deux Corées, c'est une tryptique sur la vengeance dont on ne retiendra que le bon "Sympathy for Mrs Vengeance", et l'excellent "Old Boy".
PCWook avait dit avoir été énormément influencé par le style de Fincher (seven, fight club..) lors de la réalisation de Old Boy, il a déclaré que son inspiration majeure pour "I'm a Cyborg, but that's ok" -oué, le nom anglais est plus parlant je trouve

- était Tim Burton.
Quelle réussite !
On rigole de ces personnages, de celui qui n'avance qu'a reculons en s'excusant constamment, à celui qui se croit attaché à un élastique en passant par celle qui se prend pour une chanteuse lyrique helvète. Et au milieu de tout ça on a Young-goon, persuadé d'être un Cyborg et surtout Il-Soon, cleptomane qui par peur de disparaître vole tout ce qu'il peut a tout le monde, empruntant même la folie des gens.
Puis on arrête de rigoler... On nous raconte le passé douloureux de chacun, pour qu'on s'aperçoive que tous ces personnages hauts en couleurs en ont chier pour arriver jusqu'à leurs dortoirs tristes.
Si au début du film on distingue parfaitement le vraie du faux, la folie de la raison, au bout d'un certain moment on ne sait plus trop ou on est. "Il est évident qu'elle ne vole pas, donc c'est un délire, mais pourquoi est ce que ça l'affecte aussi ?". Toute cette partie mise en image des délire, m'a un peu rappelé "La science des rêves" de M. Gondry, et je crois que l'univers de Gondry et celui développé par PCWook dans ce film ne sont pas si éloignés...
Enfin bref -oui, c'est une conclusion, pour ceux qui auraient eu la flemme de tout lire (et je sais que c'est la majorité, faites pas les malins!)-
Je suis ressorti -après être resté scotché a mon siège tout le générique!- de ce film les yeux brillants et un grand sourire à la bouche que le froid du nord n'a pas effacé avant que je rentre chez moi, avec dans la tête cet air léger très imprégné de Danny Elfman.
Exactement ce dont j'avais besoin, quand j'en avais besoin, définitivement mon film de l'année pour le moment.